Elle fixait le mur devant elle. C'était un regard vide avec un manque d'expression de sentiment. Un regard qui voulait tout dire et rien à la fois. Des images qui défilaient dans sa tête. A ne plus s'arrêter. Plus ils s'enchaînaient et plus son c½ur battait fort. Quelque chose qui sur le coup l'apaisa, qui l'a rendit même heureuse, mais qui à présent la ronge. La ronge de l'intérieur. La ronge jusqu'à ce qu'elle soit à nu. Faisant son possible pour retenir les larmes, elle serra ses poings si fort que ses ongles entraient dans sa peau...
Et pourtant elle s'y attendait. C'est comme un pacte. Quelques heures de bonheurs pour des années de souffrances. Cette souffrance pesait tant sur son c½ur. Cela l'empêchait même de vivre normalement. Elle voulait simplement ne plus souffrir. Ne plus avoir de poids à soutenir. Ce poids qui, si lourd, lui faisait s'éteindre à petit feu. Elle voulait à tout prix s'en débarrasser. Et cela peu importe les conséquences. Elle ne savait pas trop quoi faire pour résoudre son problème. Sur le champ, peu lui importait. Elle voulait simplement transférer sa douleur, sa souffrance trop longtemps accumulée à un autre endroit...
Noir. Tristesse. Solitude.
Ces mots n'ont plus aucune signification pour ces habitants remplient de gaieté...ou simplement d'insouciance. Et pourtant c'est le quotidien d'une âme survivant à la froideur d'un bonheur perdu.
Une pièce. Noire. Sûrement localisée dans un endroit désinfecté, vieil entrepôt ou cave abandonnée. Une faible lueur éclairait la sinistre pièce. Pas un bruit. Sans autre signe de vie, le doux bruit de la nuit s'abattait lentement laissant place à l'inquiétude, l'incertitude et le doute. Un doute qui laisse seul fasse aux actions.
Courage est le maître, mais Lâche a prit la relève. Lâche est l'espérance de tous ceux qui continu de marcher la tête haute les yeux bandé.
Tic... tac... tic... tac..., qui vient rompre ce long silence
Tic tac tic tac, je te hais tant mais je t'attends depuis si longtemps
Tic tac tic tac, je t'ai suivi sous ton aile et connu la souffrance
Tic tac tic tac, Il est déjà trop tard, laisse moi maintenant...
Dans cette sombre pièce, se dessinent petit à petit les premières lueurs du soleil entrant dans celle-ci. On peut y apercevoir le corps inerte mais vivant d'une jeune fille couchée sur le sol. La main pleine de sang, on pouvait lire sur l'un des murs :
pardonne moi